Au Kenya, des fumeurs se réfugient aux toilettes
Article ajouté: May 30, 2007
Champs sous: Insolite
Champs sous: Insolite
NAKURU (AFP) - Les toilettes publiques n'ont jamais été aussi fréquentées dans la ville kenyane de Nakuru depuis l'introduction, en avril, d'une mesure interdisant de fumer dans les lieux publics de cette cité du sud-ouest du pays.
Des fumeurs se réfugient dans les toilettes, ou montent sur les toits de bâtiments, des lieux où le personnel du conseil municipal, chargé de faire appliquer la nouvelle mesure, ne s'aventure pas encore, a constaté un correspondant de l'AFP.
Tout contrevenant est passible d'une peine de prison et de 9.000 shillings d'amende (134 dollars, 103 euros).
"Ca fait 20 ans que je fume et je ne peux pas m'arrêter, donc je n'ai pas d'autre choix que de fumer dans les toilettes, aussi malsain que cela puisse être", explique un habitant de Nakuru, Peter Kiarie.
Joel Okumu estime lui que les autorités municipales ont d'autres chats à fouetter: "Les infrastructures de la ville s'effondrent. Au lieu de réparer, le conseil municipal envoie du personnel pour arrêter les fumeurs", s'indigne-t-il.
Les commerçants se plaignent d'une baisse de leur chiffre d'affaires. "Je vendais plus de 20 paquets de cigarettes par jour, mais avec la nouvelle loi, je n'en vends que sept", se lamente un vendeur de tabac, Gordon Gitau.
Nakuru, connue pour son parc national qui abrite des milliers de flamands roses, est la première ville kenyane à prendre une telle mesure contre les fumeurs, qui n'ont pas le droit d'en griller une dans les rues, les marchés, les bureaux, aux arrêts de bus, dans les cafés...
L'an dernier, le gouvernement kenyan avait introduit une loi interdisant de fumer dans les lieux publics, mais la Haute Cour avait rapidement suspendu son application en attendant le résultat d'un recours intenté par des fabricants de cigarettes.
Des fumeurs se réfugient dans les toilettes, ou montent sur les toits de bâtiments, des lieux où le personnel du conseil municipal, chargé de faire appliquer la nouvelle mesure, ne s'aventure pas encore, a constaté un correspondant de l'AFP.
Tout contrevenant est passible d'une peine de prison et de 9.000 shillings d'amende (134 dollars, 103 euros).
"Ca fait 20 ans que je fume et je ne peux pas m'arrêter, donc je n'ai pas d'autre choix que de fumer dans les toilettes, aussi malsain que cela puisse être", explique un habitant de Nakuru, Peter Kiarie.
Joel Okumu estime lui que les autorités municipales ont d'autres chats à fouetter: "Les infrastructures de la ville s'effondrent. Au lieu de réparer, le conseil municipal envoie du personnel pour arrêter les fumeurs", s'indigne-t-il.
Les commerçants se plaignent d'une baisse de leur chiffre d'affaires. "Je vendais plus de 20 paquets de cigarettes par jour, mais avec la nouvelle loi, je n'en vends que sept", se lamente un vendeur de tabac, Gordon Gitau.
Nakuru, connue pour son parc national qui abrite des milliers de flamands roses, est la première ville kenyane à prendre une telle mesure contre les fumeurs, qui n'ont pas le droit d'en griller une dans les rues, les marchés, les bureaux, aux arrêts de bus, dans les cafés...
L'an dernier, le gouvernement kenyan avait introduit une loi interdisant de fumer dans les lieux publics, mais la Haute Cour avait rapidement suspendu son application en attendant le résultat d'un recours intenté par des fabricants de cigarettes.