Analyses ADN négatives pour le suspect arrêté en Pologne

Article ajouté: Mar 23, 2007
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SENS (AFP) - Un Français d'une trentaine d'années, suspecté de complicité dans le cadre de l'enquête sur les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier fin 2004 dans l'Yonne, a été arrêté jeudi en Pologne.

L'homme a été arrêté en début de matinée dans la région de Poznan, dans l'ouest de la Pologne, par des policiers polonais assistés d'enquêteurs français et agissant dans le cadre d'une commission rogatoire internationale, a indiqué une source judiciaire.
Les enquêteurs ont alors réalisé un prélèvement d'ADN qui a été analysé jeudi soir dans un laboratoire de la police scientifique à Nantes, et les tests se sont révélés négatifs.

"Les tests de l'ADN prélevé sur le français arrêté ce matin en Pologne se sont révélés négatifs", a indiqué jeudi soir une source judiciaire. "Cet ADN ne correspond à aucun des ADN qui ont été échantillonnés dans le cadre de l'enquête sur les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier", a ajouté cette même source.

"Ce résultat négatif n'exclut cependant pas une possible participation de cette personne à la commission des faits, l'enquête se poursuit et va désormais se mener différemment", a précisé cette source.

L'homme arrêté, surnommé "le Polonais", a "déjà été condamné par défaut pour enlèvement et séquestration suivie de mort en France", il y a moins de deux ans, a indiqué jeudi lors d'une conférence de presse Me Sabine Cordesse, l'avocate de la famille Giraud.

Il y a un an, son nom était apparu dans la procédure dans le cadre de l'enquête sur l'entourage de Jean-Pierre Treiber, le principal suspect mis en examen pour assassinats et emprisonné depuis lors, a encore indiqué l'avocate.

Si Jean-Pierre Treiber n'a jamais reconnu l'avoir rencontré, "plusieurs personnes de son entourage" ont fait état de leur relation "amicale", a-t-elle dit.

De plus, "les photos de ce Polonais ressemblent étrangement au portrait robot qui avait été établi à partir des propos tenus par Jean-Pierre Treiber dans le cabinet du magistrat instructeur", a également fait valoir l'avocate.

D'après une source proche du dossier, les dernières investigations ont été menées dans le milieu des "trafiquants" et des "voyous".

Un ou plusieurs complices potentiels gravitant dans l'entourage de Jean-Pierre Treiber étaient recherchés depuis plusieurs mois par les enquêteurs.

L'éventualité d'une complicité avait été étayée par la découverte de deux empreintes d'ADN masculines inconnues sur "le rouleau de scotch retrouvé dans le cabanon" situé sur la propriété de Treiber. Cet adhésif était de même nature que celui ayant servi à bâillonner les victimes, a détaillé Me Cordesse.

Les corps des deux jeunes femmes, qui avaient disparu dans la soirée du 1er novembre 2004, avaient été découverts le 9 décembre 2004 au fond d'un puisard sur la propriété de M. Treiber, à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne).

Deux autres personnes ont été mises en examen dans ce dossier. La première, Marie-Christine Van Kempen, la tante de Géraldine Giraud, pour "complicité" d'assassinats car elle aurait rencontré M. Treiber et aurait pu "commanditer" le crime. La seconde, Patricia Darbeaud, amie de M. Treiber, pour "recel d'escroquerie". Les deux femmes ont toutes deux été placées sous contrôle judiciaire.(source:AFP).